Au cours des siècles, les hommes ont appris à utiliser les plantes  (tubercules, écorces, fibres, feuilles et fruits) pour se nourrir, se vêtir et construire leur habitat.

Les Gaulois, par exemple, trempaient leurs flèches dans des sucs ou jus de plantes toxiques pour en faire des poisons de chasse.

Socrate a été condamné à mort par ingestion d’un poison à base de ciguë.

Mais les plantes étaient aussi utilisées à des fins rituelles (hallucinogènes), stimulantes, coupe-faim ou encore médicamenteuses.

Plantes médicinales histoire

Utilisation des plantes à des fins thérapeutiques très ancienne.

L’utilisation des premiers médicaments à base de plantes remontent à l’époque de l’homme de Néandertal.

  • Nombreux échantillons de pollen retrouvés dans une grotte irakienne (ancienne de 60 000 à 80 000 ans)
  • Achillée mille-feuille, camomille retrouvée dans une grotte espagnole et utilisée pour leurs vertus hémostatiques
  • Rose trémière utilisée comme analgésique buccal trouvée dans une grotte israélienne

Plantes a la base des médecines traditionnelles sophistiquées

Les Chinois utilisent les plantes comme médicament depuis plus de 5000 ans: L’Empereur Shen-Nung (2900 av JC) avait un herbier de plantes médicinales et aurait découvert le thé.

On retrouve également de nombreuses plantes médicinales dans l’ Artharva-Véda (2000 av JC) base de la médecine ayurvédique.

En Egypte, 877 remèdes à base de plantes étaient proposées sous le règne d’Aménophis 1er (1525-1504 av JC) dans le Papyrus d’Ebers.

Hippocrate, père de la médecine, (440-377 av JC) recense près de 400 formules à base de plantes pour traiter les maladies.

Papyrus Ebers

Papyrus Ebers

Hypocrate

Hippocrate

Discoride (60 ap JC) recense près de 600 formules à base de plantes pour traiter les maladies dans son ouvrage De Materia Medica.

Galien, père de la pharmacie, (131-201 ap JC) étudie les plantes et leur préparation et est à l’origine de la pharmacie galénique. 

Avicenne, (médecin arabe 980-1037) a transmis les acquis de la médecine égyptienne et grecque. Son ouvrage LE CANON DE LA MEDECINE décrit 760 médicaments.

Paracelse et sa THEORIE DES SIGNATURES partait du postulat que « la nature place toujours le remède à côté du mal ».

histoire medecine

Les autres médecines traditionnelles : Jamu (Indonésie), Kampo (science japonaise dérivée de la médecine traditionnelle chinoise), chamanisme, médecine traditionnelle amérindienne, africaine, unani… persistent dans toutes les régions du globe dans les populations autochtones comme dans la culture populaire.

quelques plantes médicinales utilisées de nos jours

plante pavot somnifère

Anti douleur :

Pavot somnifère (utilisé depuis l’Antiquité) dont les principes actifs sont les alcaloïdes a permis d’isoler des molécules telles que la morphine, la codéine et la thébaine.

Quinquina

Anti paludiques : 

Quinquina dont les principes actifs sont les alcaloïdes quinoleïques a permis d’isoler la quinine (antipaludique) mais également la quinidine (antiarythmique).

Armoise annuelle (pharmacopée chinoise utilisée contre la fièvre dès 168 AV JC) a permis l’antipaludique le plus puissant

combretum caffrum plante

Anti cancéreuses :

 If du Pacifique: dont les principes actifs (taxoïdes) sont extraits de l’écorce et a permis l’identification du paclitaxel utilisé pour le cancer des ovaires, du sein.

 Combretum Caffrum (plante d’Afrique du Sud) dont le principe actif naturel (stilbène) aurait des propriétés anticancéreuse très prononcées.

Une grande partie des médicaments utilisés aujourd’hui (55% selon la FDA) sont d’origine naturelle. Que ce soit, végétale, animale, bactérienne ou fongique.

Les médicaments d’origine végétale représentent 25% des spécialités médicamenteuses récentes et 80% des soins de la population mondiale selon l’OMS.

Moins de 10% des 300 000 plantes supérieures ont été étudiées sur le plan chimique et / ou pharmacologique.

Le taux d’extinction de base des espèces est de 1 espèce sur 1 million, chaque année.

L’activité humaine multiplie le taux d’extinction par 100 voire 1000 par la pollution, les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation, le chalutage au fond des océans, les barrages, dragages des cours d’eau, l’assèchement et la dégradation des zones humides, la surexploitation des espèces végétales et animales, l’introduction d’espèces non indigènes, guerres, chasse…

Protégeons notre bio diversité…